Et c’est comme une impression de déjà-vu…
Sauf que, cette fois, différence notable, ce sera en notre âme et conscience.
Durant des années, nous étions assimilés à des enfants, peu dégourdis, qu’il convenait d’épauler et d’accompagner dans tous les aspects de leur vie, par des parents inquiets et sur-protecteurs, persuadés que, sans eux, nous n’arriverions jamais à rien. Aujourd’hui, à la fleur de l’âge, galvanisés par la fougue de notre jeunesse nous contestons toutes les autorités qui nous régissent, déboulonnons les statues, mettons à bas les figures que nous portions jadis au pinacle, avec les fabuleuses certitudes et l’insolence qui caractérisent cet ère merveilleuse de la vie qu’est l’adolescence. Même si l’on peut reprocher bien des faits à bien des personnages historiques, il ne faut pas oublier qu’ils n’en ont pas moins fait l’histoire et que si nous pouvons nous permettre aujourd’hui, d’adopter les courants de pensées que nous défendons, c’est bel et bien parce que d’autres en ont fait les frais, bon an mal an, bien avant nous pour que nous en tirions les leçons. Si je méprise l’ignorant, je redoute l’homme sans mémoire.
Cette fois donc, ce que certains appellent « un confinement qui n’en est pas un » nous apparaît abrupte et indéchiffrable à l’image des livres de recettes de nos grand-mères qui nous intimaient par axiome de faire un « roux », de « monter » les blancs, de passer au chinois sans plus de formalités, avec l’évidence que nous savions de quoi il retournait. Pas de panique! Il semblerait que le gouvernement nous confie, pour la première fois, la responsabilité de l’issue de cette pandémie. Quand tous les ficelles du contrôle, les injonctions et les, finalement, très libertaires attestations ne peuvent plus rien, ne reste que le lâcher prise. Tous les parents me comprendront quand j’évoquerai la peur, mais aussi la fierté, que l’on ressent la première fois que l’on ne fait qu’indiquer le but à son enfant et que l’on se fie à la solidité et l’assimilation des outils que nous lui avons fournis pour parvenir jusqu’à celui-ci. Nous savons alors que le vrai contrôle passe par l’absence de contrôle, que la porte la mieux fermée est celle que l’on peut laisser ouverte.
Réjouissez-vous! Vous êtes livrés à vous même. Les parents sont de sortie et ils vous ont laissé la maison. Seules limites toutefois, pas de fête avec les copains et au lit à dix-neuf heures.
Mais on peut se faire livrer une pizza!!


Parlons de Pâques maintenant!
C’est dimanche…et lundi aussi! Par contre, personne n’a été capable de me dire si le lapin de Pâques passaient lundi matin ou dimanche matin. Ce n’est qu’un détail.
Pour nous autres, les fleuristes, rien ne change. Je serai donc ouvert, comme d’habitude, aux horaires habituels même le lundi de Pâques. Les petits lapins, à ma grande surprise, ont pondu des oeufs et il s’agirait de les manger faute de quoi, je devrai le faire moi-même. Chacun sait que ce n’est pas souhaitable pour que je puisse encore nouer mon tablier après cette fête. En dehors des chocolats, plantations et fleurs coupées sont d’ores et déjà là pour que vous n’arriviez pas les mains vides ce dimanche et que vous dégustiez l’agneau Pascal (ou pascal) après vous être acquitté de la traditionnelle offrande.
Bonne fête pascale à tous!







