
Production française
Au travers des mes engagements je vous assure, toute l’année, des fleurs coupées fraîches d’origine française pour la totalité d’entre elles et autant que possible régionales ou locales si ma production n’y subvient pas d’elle-même.
Mon parcours
Issu d’une famille d’horticulteur varois installés au milieu des années 80 à Paris, j’ai débuté au sein de l’entreprise familiale en 1995 en tant qu’apprenti, prêt à en découdre avec ce métier qu’il m’avait si souvent été donné d’observer de l’extérieur et même parfois de toucher, tant dans les grands moments qui jalonnent l’activité de fleuriste, le concours des enfants de commerçants apparait comme une évidence. Le travail a ainsi toujours été un jeu. Un jeu qui m’est d’abord apparu comme éprouvant la résilience, la volonté et l’endurance. Les connaissances et la technique ne sont venus qu’après, au cours de mes quatre années de formation.
En 1998, j’ai participé à l’ouverture de notre nouvelle boutique dans le XVIII ème arrondissement de Paris. J’ai ainsi pu me frotter à tous les aspects du métier et éprouver puis perfectionner ma connaissance des fleurs et des végétaux en général. Jusqu’en 2007, des roses rouges de la St Valentin aux clochettes du 1er mai, des jonquilles au sapin des fêtes de fin d’année, j’ai observé, contemplé et disséqué chaque fleurs, chaque variété et pour chacune, leur épanouissement et leur seuil de flétrissement. J’étais le garant de la qualité des fleurs que je proposais à ma clientèle et je voulais toujours pouvoir le faire la tête haute, mon dilemme étant de pouvoir trouver l’équilibre entre qualité, compétitivité et perte.
C’est aussi à cette époque qu’il m’a été donné de réaliser les achats en végétaux, sur le marché immense de Naaldwijk, aux Pays-Bas. J’ai été tout d’abord impressionné de voir un produit aussi délicat et fragile que peuvent l’être les fleurs, traité, au paroxysme de l’optimisation et du gain de temps, d’une manière aussi respectueuse. Pour acheter sur ce marché, il y a beaucoup de critères à connaitre en plus du simple fait de l’achat lui-même. Chaque type de fleurs a une palette de critères exprimés sous forme de chiffre. Cela peut être la longueur, le diamètre, le stade de maturité, le nombre de fleurs par bottes, etc. Chaque palette se lit comme une partition si bien qu’il n’est nul besoin de voir le produit pour savoir parfaitement ce que l’on achète. Grâce à cette expérience, j’ai pu élargir grandement mes connaissances des produits et du marché.
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En 2007, j’ai franchi le pas et me suis associé pour gérer trois boutiques sur Paris. Ce fût vraiment une expérience enrichissante. Il fallait donner le maximum et j’y étais préparé. Il y avait énormément de marchandises, énormément de clients. Les vingt quatre heures de la journée ne suffisaient parfois pas à effectuer tout le travail mais c’était un défi et nous le relevions sans sourciller. Un rythme si intense obligeait parfois à faire l’impasse sur certaines valeurs, à adopter un aéro dynamisme commercial qui ne me plaisait guère et petit à petit, nos avis se sont suffisamment éloignés pour que nous décidions de séparer nos routes.
C’est en 2012, que j’ai donc repris ma boutique de la rue du Poteau, celle du début, comme seul capitaine. C’est à ce moment là aussi que j’ai commencé à orienter mes achats vers des circuits courts. Le charme du désordre, du laisser-aller qui se veut être un lâcher-prise, du gré à gré archaïque, de tout ce joyeux orchestre où chaque musicien joue sa note en dépit du bon sens (presque) et des ordres du chef d’orchestre, m’a rappelé à lui. Vouloir avoir le contrôle sur tout me paraissait alors aussi prétentieux qu’inutile et j’ai jeté aux orties mes collaborateurs Néerlandais (façon de parler; nous sommes toujours en contact). Durant presque un an, j’ai expérimenté les produits locaux en grande partie et j’ai ainsi pu compléter mes connaissances dans cette gamme de produits. L’aventure a duré sept ans.
C’est aujourd’hui à Granville que j’ai choisi d’ouvrir ma deuxième boutique, dans la petite Monaco du nord. Une boutique sans prétention, plus intime, chaleureuse, qui ne se soucie pas des tendances légères et des techniques pompeuses. M’inspirant des producteurs que j’ai eu l’occasion de découvrir dans ma précédente vie, j’ai choisi de lancer ma production sur des petites surfaces autour de Granville afin d’être au plus près des fleurs que je propose. C’est avec enthousiasme que j’ai posé mes valises rue Couraye et avec passion que je vous ferais découvrir toutes mes petites merveilles au fil des saisons.






