Pas d’idées pour ce début d’année??
vraiment pas?
Alors, laissez-moi vous en donner une!
Les fêtes de fin d’année sont maintenant derrière nous. Plus de calendrier de l’avent à éplucher, plus d’emplettes pour trouver le cadeau de Noël idéal pour chacun des membres du foyer, plus l’effervescence des chalands emmitouflés dans leur écharpe déambulant devant les vitrines de nos magasins… Il faut bien le reconnaître, après Noël, le soufflé retombe! C’en est presque à croire qu’au petit matin du 25, nous revivons tous invariablement, le traumatisme du Père Noël, celui qui a changé notre vision du monde à jamais et nous revoyons alors le visage de celui ou celle qui nous a ouvert les yeux sur celui-ci. Les cadeaux ont été ouverts, personne n’arpente plus les rues et demain déjà tout reprendra comme avant. Nous nous consolons en toisant le réveillon suivant, mais savons pertinemment que sa saveur sera plus fade. Que de placer le jour de l’an après le réveillon de Noël revient à jouer la répétition générale après la grande première. On s’y attelle, mais sans conviction. Même le repas est plus fade. Le jour de l’an brille parce qu’il est précédé de Noël, ni plus ni moins. Bon, il y a bien la chandeleur, mais que dire de cette galette? Je n’en ai personnellement jamais voulu au goupil de vouloir la dévorer. Peu d’entre nous en reprenons une part dès lors que la fève a été trouvée, soyons honnêtes!
Alors tandis que nous ôtons les décorations splendides et étincelantes de nos fenêtres et jardins, que nous les rangeons soigneusement en espérant ne pas être devenu trop vieux, l’année prochaine, pour voir à nouveau monter cette joyeuse agitation, nous menons à la déchèterie notre fidèle compagnon compostable, le bien nommé sapin et remarquons soudain toute la place qu’il prenait. Pas seulement dans nos coeurs mais aussi dans le salon. Mais que faire? Serrer le canapé et le fauteuil? Remettre la table basse? Quoique vous tentiez, je vous le dis tout net, c’est inutile. Il y aura toujours ce vide. Vous tenterez de le comblez avec quelques colifichets, retrouvés en déplaçant un meuble dans le garage, avec ce grand vase vide, offert par votre cousine d’Amérique pour votre mariage et qui n’a depuis jamais connu la grâce de voir une fleur à son col, tant il est difficile à nettoyer par la suite. Inutile vous dis-je.
Il y a pourtant une planche de salut, une voie de lumière pour vous sortir de cette mauvaise passe. Le mal étant venu du fleuriste qui vous l’a cédé (le sapin bien sûr), il convient de soigner le mal par le mal. Alors poussez donc ma porte et venez au journée de l’adoption. De nombreuses plantes qui ne demandent qu’à trouver un foyer aimant et attentionné vous enjoignent silencieusement à faire d’elles votre nouveau compagnon de route. Elles vous seront reconnaissantes et vous gratifieront de leurs plus belles feuilles si vous savez y faire (les conseils d’entretien sont fournis et offerts).
A très bientôt.











